La rédaction

Il y a un an, le 15 septembre 2020, les accords d’Abraham ont marqué la première normalisation entre l’État d’Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Jusqu’à cette date, Israël entretenait des relations avec deux pays arabes, l’Égypte et la Jordanie.Il est prévu que ce nouveau précédent conduise à une cascade de relations normalisées entre Israël et les autres nations arabes.
Cette vision s’est en effet concrétisée dans le sillage des accords, lorsque le Soudan et le Maroc ont également établi des liens diplomatiques avec l’État juif.Pour ceux qui s’intéressent à la politique au MoyenOrient, toutes ces relations diplomatiques n’ont pas été entièrement surprenantes, puisqu’Israël avait déjà forgé des relations informelles avec Bahreïn, le Maroc et le Soudan.De nombreux autres pays arabes et musulmans entretiennent également des relations diplomatiques informelles avec Israël. Les relations officielles ont toujours été entravées par le conflit israélopalestinien,la cause palestinienne reçuun soutien écrasant des États arabes.
Par conséquent, comme condition des Accords d’Abraham, un engagement pris par Israël à établir un futur État de Palestine.L’initiative sunnite visant à établir des partenaires s’explique par le refus des Etat Unis de répondre aux actes d’agression iraniens.Les États arabes sont profondément préoccupés par l’engagement des Etats-Unis envers leurs partenaires.Ce facteur s’est récemment manifesté lorsque les ÉtatsUnis ont dû faire face à une réaction en raison de leur incapacité à protéger leurs alliés en Afghanistan.
Ainsi, une coalition d’États arabes invoquerait le soutien de groupe de l’alliance, sans nécessairement compter sur la politique américaine.L’un des principaux facteurs de motivation politique à l’origine des accords fut l’établissement d’un front défensif sunnite plus large contre la menace iranienne.Ces accords historiques ont été minimisé subtilement par l’administration Biden, très probablement par sa désapprobation de l’ancienne administration Trump.Cela se manifesta par le refus d’utiliser le nom d' »Accords d’Abraham », bien que Biden fît clairement savoir qu’il soutenait pleinement l’initiative.Étant donné que les ÉtatsUnis sont les intermédiaires de l’accord, la réticence à utiliser le nom même des Accords pourrait être faussement interprétée comme un engagement tiède de la part des États-Unis.
Malgré ces critiques, la nouvelle administration commémorera en célébrant l’anniversaire de l’accord historique, avec le secrétaire d’État Tony Blinken communiquant avec les membres de l’Accord.Une partie de l’objectif de la réunion virtuelle de Blinken sera d’envoyer le signal clair que les États-Unis sont engagés dans leur promesse.L’administration Biden a également honoré les engagements des États-Unis à aider les partenaires de l’Accord.
Pour rappel : faire avancer l’accord en appelant les autres États arabes à s’y joindre.Cependant, l’administration Biden se préoccupe réellement de la position du parti Démocrate sur les droits de l’homme.
Les accords d’Abraham ont légitimé les revendications hégémoniques des partenaires sur des territoires controversés et des conflits militaires par procuration contre l’Iran.La nouvelle administration américaine considère les termes des accords comme contraires à sa position sur les conflits transfrontaliers.Dans les mois qui ont suivi les accords d’Abraham, le conflit israélo-palestinien s’est envenimé, avec des attaques palestiniennes et des réactions israéliennes.Les conflits et les bombardements ciblés de terroristes et d’installations basés à Gaza n’ont manifestement pas perturbé les relations avec les membres des Accords d’Abraham.Ce qui est de bon augure pour l’intégrité des Accords à l’avenir.
Les accords d’Abraham sont un exploit de proportions non négligeables et ont le potentiel d’atténuer des décennies de tensions régionales. Les avantages de la sécurité et du commerce sont récoltés par toutes les différents pays signataires de ces accords et maintiennent les relations diplomatiques.